Florian P. 3 minute(s) de lecture

Le semi de Bourg-en-Bresse est devenu mon objectif principal de l’année. C’est la troisième fois consécutive que j’y participe et je l’affectionne tout particulièrement pour deux raisons :

  • Ça me permet de rester motivé à m’entraîner tout l’hiver quand il fait froid et humide. 🥶🌧️
  • Ça finit toujours par un gros record personnel pour moi ! 🚀

📉 La genèse : sortir du creux de la vague

Après le semi de Dole en octobre, où j’avais pas mal galéré et pas très bien performé (passé de 1h29’10” sur semi de Bourg début mars 2025 à seulement 1h27’36”), j’ai eu un gros coup de mou. Après quelques semaines de creux, j’ai pris une décision radicale pour changer de dynamique et retrouver la motivation : je suis passé à 80% au travail dès le mois de décembre. L’objectif ? Me débloquer mes lundis pour y caler une sortie longue qui lancerait ma motivation pour le reste de la semaine.

Je suis parti sur un gros bloc de volume pour “faire de la caisse”, en enchaînant trois semaines à plus de 90 km. Pour encaisser ça intelligemment :

  • J’ai arrêté la VMA.
  • J’ai surveillé de près mes courbes de charge/fatigue sur intervals.icu pour ne pas virer dans le rouge.
  • J’ai bloqué la période de Noël du 24 au 28 décembre pour me reposer et laisser le temps à mon corps d’assimiler toute cette charge.
  • J’ai commencé à prendre de la boisson isotonique sur toutes mes sorties, et j’ai clairement senti que je récupérais beaucoup plus vite.

⚙️ Allure, petits pépins et affûtage

De retour en janvier, j’ai réduit un peu le volume pour commencer à intégrer de l’allure semi. En février, en augmentant encore le travail d’allure, j’ai commencé à avoir mal au dos. Direction l’étiopathe de Niévroz pour tout débloquer et changement de chaussures au passage (pour les curieux, j’en parle d’ailleurs dans mon Rexp blessures).

À 10 jours de la course, gros test de validation avec Neil : des blocs d’allure de 5 km + 4 km + 3 km. Les voyants étaient au vert, c’était de très bon augure ! Est ensuite venue la fameuse période d’affûtage où il faut réduire le volume pour arriver frais le jour J. C’est toujours un peu frustrant car on a l’impression de se désentraîner, mais j’ai fait confiance au process (en ajoutant de petites sorties marche “gratuites” pour me bouger sans taper dans les réserves).

🏃‍♂️ Le Jour J : sur un nuage

Le matin de la course, malgré une mauvaise nuit, les sensations sont bonnes. On fait une photo avec la team (nous étions 14 de l’ASC Balan au départ du 10 et du semi !), et c’est parti.

Je me cale prudemment sur mon allure fixée (4’01”/km) pour les deux premiers kilomètres. Surprise : le cardio ne monte pas aussi haut qu’il devrait. Pensant que c’est dû à mon manque de sommeil, je reste prudent. Les kilomètres défilent, j’accélère un peu, et le cœur reste toujours plus bas que la normale avec de super sensations. Je prends même des shots d’adrénaline par moments, c’est trèèès bizarre mais génial !

Je passe la barre des 10 km en 39’30” (au lieu des 40’10” prévus). Vers le 12e kilomètre, la montée de Brou me fait un peu mal et me fait redescendre de mon nuage, mais elle est suivie d’une légère descente qui me permet de relancer la machine. Je continue sur ma lancée, je serre les dents dans la côte du 19e kilomètre qui fait très mal, et je m’accroche jusqu’à la ligne d’arrivée…

⏱️ L’heure du bilan

Je franchis la ligne en 1h23’48” (je visais moins d’1h25) !

C’est une revanche par rapport à ma galère de Dole en octobre. Et c’est aussi une revanche sur mes trois 10 km de l’année dernière où je n’avais jamais réussi à passer sous la barre des 40 minutes… Et là, sur un semi, j’en enchaîne deux d’affilée en 39’30” 🤯 !

Je suis super content et super fier de ma prépa, qui a payé. Rendez-vous l’année prochaine pour tenter les 1h20 😉 ! Et dans 5 semaines sur le 10 km de Bettant.

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