Dominique D. 4 minute(s) de lecture

Championnats de France 2026-2027 et course OPEN.

Après quelques marathons, la Saintélyon, le Puy-Firminy, le besoin d’un nouveau challenge se faisait sentir, et pourquoi pas un 100 Km. Entre la crainte, l’inconnue, l’excitation et l’envie, je commence à regarder les 100 Km existants avec peu de dénivelé et sans succession de boucles (ils sont relativement rares).

Le 100 Km du Val de Somme devient une évidence, un peu loin certes, mais ce sera celui-ci, avec ses 240 mètres de dénivelé. Le parcours est constitué principalement de goudron et de chemins de halage (terre battue), il suit en partie la Somme et les hortillonnages (petits cours d’eau), et tout du long nous côtoyons canards, cygnes, poules d’eau et oies.

Ma préparation. Je regarde les plans d’entraînement existants pour un 100 Km, je visionne sur YouTube des dizaines de reportages sur les 100 Km, et je me renseigne sur la partie diététique (repas du matin, du midi et du soir) ainsi que sur les boissons énergétiques, de récupération et musculaires. Le plan d’entraînement (10 semaines) sera constitué de 6 sorties par semaine, dont une de vélo, conseillée par Jean-Jacques, et 1 jour de repos. Pour les boissons énergétiques, la récupération et les barres, ce sera du STC Nutrition, conseillé par mon ami Christian Pareyre.

Mon plan d’entraînement débute le 27 juillet, avec les chaleurs que nous avons tous connues. Les jours, les semaines, les mois passent, je suis bien, je ressens une progression, que ce soit sur mes fractionnés longs ou mes sorties en endurance, et surtout sans problèmes physiques. Je me suis fait un tableau de bord où je note toutes mes sorties à réaliser par semaine, et le résultat accompli (kilomètres, temps, allure, ppm, bpm), afin de voir ma progression et ma constance. Je termine ma préparation avec 800 km au compteur, mes chaussures neuves ASICS Gel-Nimbus 28 n’ayant servi que pour l’entraînement.

Le jour J (3 octobre), départ à 6h30. Je retrouve Yves, qui, contrairement à moi, réalise son 100 Km en autonomie, mais en ayant pris soin de déposer dans divers ravitaillements de quoi se nourrir. Véro m’accompagne à vélo, que j’ai équipé à l’arrière d’une caisse où se trouvent mes boissons et aliments utilisés à l’entraînement, ce qui me permet de courir très léger. Je prévois des chaussettes de rechange, une paire d’ASICS Gel-Nimbus 27, et de la crème NOK.

Le top départ est donné à 6h30 comme prévu. Les vélos ne partent pas en même temps que nous pour éviter tout problème ; nous les retrouverons au retour d’un aller-retour d’environ 15 km, ce qui permet d’étirer les concurrents. Je retrouve Véro, qui m’attend frigorifiée : il ne fait que 6 ou 7 degrés. Je suis bien, mon allure est stabilisée. Au 34e km, je m’arrête pour m’alléger : j’enlève la lampe, les gants et le maillot à manches longues pour ne garder qu’un débardeur, je change aussi les chaussettes et les chaussures, et je repars avec les Nimbus Gel 27.

Je fais le choix de ne pas marcher (mon entraînement n’ayant pas été préparé en ce sens), mais de m’arrêter à tous les ravitaillements, qui sont (environ) tous les 5 km, avec un temps d’arrêt prévu de 1 à 1,5 minute.

Ci-dessous mes temps de passage :

Point Distance Temps
Départ 0 km 00:26
St Maurice 5 km 31:55
St Maurice 9,4 km 56:44
Grand Marais 13,6 km 1:25:17
Ailly-sur-Somme 19,0 km 2:03:34
Picquigny 24,3 km 2:40:09
Bourdon 31,5 km 3:25:54
Flixecourt 36,2 km 3:57:58
L’Étoile 41,2 km 4:29:26
Long 46,0 km 4:58:23
Pont-Rémy 51,4 km 5:33:27
Epagnette 56,8 km 6:08:13
Pont-Rémy 62,2 km 6:47:14
Long 67,6 km 7:23:08
L’Étoile 72,4 km 7:56:03
Flixecourt 77,4 km 8:29:18
Bourdon 82,1 km 9:00:51
Picquigny 89,3 km 9:45:59
Ailly-sur-Somme 94,6 km 10:20:29
Arrivée 100 km 10:53:57

J’arrive au 50e km, je suis toujours bien : pas de douleurs, de crampes ou d’ampoules, le temps d’une photo, et c’est reparti. Le demi-tour a lieu à Epagnette au km 56,8, et je suis en avance sur l’horaire maximal de 12 heures que je me suis donné pour ce 100 Km. Je conserve mon allure, toujours sous les encouragements de Véro, qui me motive pour manger et boire, ce que j’ai de moins en moins envie de faire.

J’oublie que nous avons cette verrue (aller-retour) à Flixecourt. Je dois avouer que le moral en prend un coup, mais sous les encouragements de ma chérie, ça ne dure pas très longtemps.

Au km 90, je décide de ne pas m’arrêter aux 2 derniers ravitaillements : la remise en route, malgré la seule minute d’arrêt, commence à se faire sentir dans les jambes. Trois km avant l’arrivée, je croise les participants du marathon qui m’encouragent, ça fait du bien, sans compter Véro qui ne cesse de me dire « plus qu’un tour de piste ».

Dernier km, dernier 500 mètres, la musique, le speaker, l’ambiance : je franchis la ligne d’arrivée, content de mon temps de 10h54, content d’en avoir terminé, mais surtout d’être bien et pas dans le rouge.

Bien que je sois premier de ma catégorie M6, je ne serai pas classé champion de France, car j’étais inscrit en OPEN, n’ayant qu’une licence loisir et non compétition. Mais notre ami Yves est champion de France dans sa catégorie M8, et les couleurs de l’ASC Balan ont été mises à l’honneur.

Je remercie profondément tous ceux et celles qui m’ont permis de réaliser ce challenge, merci pour vos encouragements, et merci à ma chérie d’avoir parcouru ces 100 Km à vélo.

Sportivement, Dom

Mis à jour :