Patrick B. 1 minute(s) de lecture

Dimanche 3 mai, trail de Douvres. AlignĂ© sur le 21 km, je retrouve Pierre et Julien au dĂ©part du 30 km. Pendant l’échauffement, nous croisons Ă©galement HĂ©lĂšne et Christelle, inscrites sur le 12 km.

8 heures : j’assiste au dĂ©part des copains du 30. Une heure plus tard, c’est Ă  mon tour de m’élancer sur ce tracĂ© exigeant. Les sensations sont excellentes dĂšs le premier kilomĂštre, malgrĂ© le dĂ©nivelĂ©. Sur les dix premiĂšres bornes, je gĂšre et maintiens un rythme rĂ©gulier, entre 5’30 et 6’ au kilo.

Les choses sĂ©rieuses commencent aprĂšs l’Abergement-de-Varey. Comme prĂ©vu, les 3 kilomĂštres menant au Mont Luisandre sont terribles. Je m’accroche et rĂ©ussis Ă  courir jusqu’au pied du mont, mais le pourcentage assassin me force Ă  passer en marche rapide. PassĂ© le ravitaillement, la descente s’avĂšre trĂšs technique, avant que le chemin ne s’élargisse enfin, me permettant de relancer jusqu’aux hameaux au pied du chĂąteau des Allymes. AprĂšs l’auberge, la route se cabre de nouveau vers le chĂąteau. Un coup de cul qui fait trĂšs mal aux cuisses.

Dans le single en descente, deux coureurs me doublent. Quelques mĂštres plus bas, j’entends un bruit sourd : l’un d’eux vient de chuter. Je pile Ă  sa hauteur, mais un marcheur est dĂ©jĂ  lĂ  pour le secourir. Je relance la machine dans la pente, mais impossible de recoller Ă  une concurrente qui me dĂ©passe Ă  vive allure. Entre le 18Ăšme et le 19Ăšme kilomĂštre, une ultime montĂ©e se dresse et me contraint Ă  marcher sur quelques mĂštres. Puis, c’est enfin la dĂ©livrance : la descente finale vers la ligne.

Verdict aprĂšs l’arrivĂ©e : surprise totale, je dĂ©croche la 1Ăšre place de ma catĂ©gorie M5 en 2h06’35” ! J’assiste ensuite au retour de Julien, qui boucle son 30 km en 3h28’56”. AccaparĂ© par le protocole et le podium, je manque malheureusement l’arrivĂ©e de Pierre, HĂ©lĂšne et Christelle. C’est Julien qui m’annonce la mauvaise nouvelle concernant la mĂ©saventure de Pierre (voir son propre rĂ©cit !). Bon courage Ă  lui pour soigner ses blessures et revenir rapidement aux affaires. Et un grand merci Ă  Julien pour la photo souvenir sur la boĂźte
 c’est si rare qu’il fallait l’immortaliser !

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