Marathon de la Bière — Montbrison

Le Marathon de la Bière représentait pour moi mon 5ème marathon en trois ans, et surtout le 3ème en seulement sept mois. C’est une distance que j’apprécie particulièrement, car le marathon reste une course à part. Rien ne s’improvise : il demande beaucoup de sérieux, de rigueur et de préparation, aussi bien avant que pendant la course, afin de pouvoir performer.
Le Marathon de la Bière, c’est aussi la grande sortie club de l’année. Nous étions une trentaine répartie entre les formats 10 km, semi-marathon et marathon. Chacun abordait son épreuve à sa manière : certains avec un objectif chrono, d’autres dans un esprit plus festif. Mais une chose restait commune à tous : la bonne humeur.
De mon côté, j’abordais cette course sans réelle pression chronométrique. J’arrivais seulement cinq semaines après le marathon d’Annecy, où j’avais déjà atteint mon objectif de temps. Malgré cela, la semaine précédant la course a été particulièrement stressante. Difficile d’expliquer pourquoi… Peut-être parce que les souvenirs de la difficulté du marathon étaient encore très présents. Et aussi parce que la météo annoncée s’annonçait caniculaire.
Le jour J, je prends la route avec Yves et Martin après une nuit encore extrêmement courte, passée à refaire la course dans ma tête. Tant pis, deux heures de sommeil devront suffire. Nous avons la chance de pouvoir intégrer le sas élite avec Martin, une première pour moi. Yves se trouve juste derrière nous, idéalement placé lui aussi.
Le départ est donné à 9h, sous une chaleur déjà bien installée. Plus de 1 000 coureurs s’élancent. Les dix premiers kilomètres se déroulent plutôt bien. Je me cale sur une allure prudente autour de 3’54/km, en me disant que si je parviens à tenir ce rythme, ce sera déjà une belle performance dans ces conditions.
Je discute quelques minutes avec Laurent, qui accompagne Baptiste à vélo. Cela permet de faire passer un peu le temps. Mais très vite, je me retrouve seul, et c’est là que les difficultés commencent réellement. La chaleur devient de plus en plus pesante, les longues lignes droites paraissent interminables, et l’isolement rend l’effort encore plus dur mentalement. Je m’arrose et m’hydrate régulièrement pour éviter de craquer.
Les choses se compliquent sérieusement à partir du semi-marathon. En plus de la chaleur, le dénivelé positif commence à se faire sentir. Le chrono se dégrade progressivement, tout comme le moral. L’envie de m’arrêter traverse plusieurs fois mon esprit… Mais pour faire quoi ? Il faut bien rentrer à Montbrison de toute façon. Devant comme derrière, personne à l’horizon : seulement ces longues départementales sans fin.
Je parviens finalement à tenir jusqu’au bout et à boucler ce marathon en 2h51, sous une chaleur étouffante. Une 7ème place au scratch et une 1ère place dans ma catégorie viennent récompenser l’effort.

Au vu des conditions climatiques et de l’enchaînement après le marathon d’Annecy, je reste très satisfait de cette course.
Cette édition laissera malgré tout quelques traces : au moment où j’écris ces lignes, les courbatures sont encore bien présentes et la fatigue se fait toujours sentir.
Enfin, je tiens à remercier le club pour l’organisation de ce très beau week-end, encore une fois parfaitement réussi.