Neil B. 1 minute(s) de lecture

AprĂšs avoir bouclĂ© le marathon Nice–Cannes Ă  l’automne 2025, j’avais dĂ©jĂ  en tĂȘte mon prochain dĂ©fi : le marathon d’Annecy, qui allait devenir mon quatriĂšme marathon. Trois mois de prĂ©paration s’enchaĂźnent alors, globalement rĂ©ussis, ponctuĂ©s d’un 10 km dĂ©but fĂ©vrier puis du semi-marathon de Bourg-en-Bresse dĂ©but mars. De quoi arriver sur la ligne de dĂ©part en avril avec une bonne dose de confiance.

J’arrive Ă  Annecy la veille de la course, serein
 jusqu’à la nuit blanche qui suit. Impossible de dormir, je refais la course en boucle dans ma tĂȘte. Le matin du dĂ©part, les doutes s’installent, mais pas le temps de cogiter : je dĂ©pose mon sac Ă  la consigne et trottine une dizaine de minutes pour rejoindre mon sas, juste derriĂšre une belle brochette d’élites 😊.

Le dĂ©part est donnĂ©. Au milieu des 6 500 coureurs – Ă©dition record Ă  priori – je cherche mon rythme, pas Ă©vident avec les zigzags du dĂ©but. Je me cale finalement sur l’allure prĂ©vue : 3’50 / 3’51 au kilomĂštre. Le premier semi dĂ©file Ă©tonnamment bien, presque trop facilement compte tenu de la nuit blanche. Le cardio est un peu plus haut que d’habitude, mais rien d’alarmant.

Au 23e/24e km, je m’accorde une pause express de cinq secondes pour rĂ©cupĂ©rer gels et un peu d’eau auprĂšs de mes super assistantes, Pauline et Lily 😊. Puis les choses sĂ©rieuses commencent. Un faux plat montant me casse un peu les jambes
 et surtout le moral. L’allure devient moins rĂ©guliĂšre, mĂȘme si la moyenne reste correcte. Les groupes Ă©clatent, chacun avance dĂ©sormais seul.

Au 26e km, je me demande franchement comment je vais aller au bout. Le mental vacille, les gels passent difficilement. Je m’accroche malgrĂ© tout : je double encore pas mal de coureurs, mĂȘme si je vois aussi des abandons qui me font craindre le pire pour moi. La piste cyclable au bord du lac me semble interminable, mais les kilomĂštres continuent de dĂ©filer et les jambes tiennent, tout comme le chrono.

Je serre les dents jusqu’au bout et retrouve enfin le PĂąquier d’Annecy, portĂ© par une ambiance incroyable. Je franchis la ligne en 2 h 42, Ă  la 67e place. Objectif atteint, record personnel battu. La progression est lĂ , et la satisfaction aussi.

Un grand merci Ă  Jean-Jacques pour ses prĂ©cieux conseils tout au long de cette prĂ©paration parfois exigeante, et Ă  Florian pour les quelques blocs d’allure courus ensemble.

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