Marion C. 2 minute(s) de lecture

Cela faisait un moment que je voulais faire un marathon, voir d’autres personnes du club devenir marathoniens au bout d’un moment ça donne envie… Pour mes 40 ans cela me semblait un bon objectif.

N’ayant pas pu avoir de dossard pour Paris, rendez-vous est pris pour Genève le 10 mai 2026 !

C’est parti pour 4 mois de préparation que j’ai vraiment appréciés. Ponctué par l’Urban Trail de Lyon fin mars, le 28 km avec Line. J’ai eu la chance de me faire accompagner pour les sorties les plus longues et c’est un vrai plus ! L’avantage quand on ne court pas vite c’est que beaucoup de personnes peuvent accompagner ! Merci à Dom, Flo, Sylvie, Marilys, Anne, David et Cécile G pour les sorties longues et Fred pour la prépa !

Merci à tous ceux qui m’ont précieusement conseillée, j’ai tâché de les appliquer : alimentation, hydratation, sommeil…

Le jour J arrive, je prends le départ avec mon amie d’enfance Céline qui m’a hébergée la veille et 2 de ses collègues de boulot. Je n’ai pas très bien dormi mais c’est pas grave.

La météo est top : 13°C, couvert, de petites averses qui vont s’intensifier sur la fin de parcours.

Nous partons à la même allure avec Céline et son chef Fred. Nous perdons Céline après le 5ème km et je perds le chef après le 10ème. Le premier semi se passe bien, petites routes de campagne c’est joli, je maintiens mon allure sans problème. Le meneur d’allure 4h30 arrive à mon niveau, je cours un peu avec mais trop de monde le suit, c’est désagréable donc je reste derrière.

Au 17ème je commence à me poser quelques questions, au 21ème on passe sous l’arche du semi ça me fait une émotion (c’est bête) et au 25ème ça se complique, je commence à sentir mes orteils, les genoux… Je tente malgré tout de maintenir l’allure. Je dois retrouver ma sœur au 31ème qui doit m’accompagner, je me raccroche à cette idée. Les km ont plus de mal à passer mais ça avance. Je vois une coureuse vomir et une autre allongée au sol en attente de secours. Il y en aura quelques-uns quand même. Le 31ème km arrive, je cherche ma sœur déjà depuis 2 km, 32ème il y a plus de monde, je ne la vois pas, on s’est ratées, déception… Je sais que les 10 derniers km on retrouve le lac, j’espère que ça va me relancer. En fait pas du tout, il n’y a personne, la route est large, c’est tout gris et la pluie s’intensifie…

J’attends le 38ème où seront peut-être Cécile, Jérémy et les enfants. Cécile me rejoint, ouf et m’accompagne sur 3 km, ça me relance vraiment ! On est dans le centre de Genève, il y a du monde partout, de la batucada, ça aide ! Plus loin on retrouve Jérémy et mes enfants qui vont courir un peu avec moi, c’est top ! Cécile me laisse au 41ème, il reste une grande ligne droite horrible puis c’est le tapis rouge, je trouve l’énergie d’accélérer jusqu’à la ligne d’arrivée que je passe en 4h33 !

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